Les infos du net (WebInfo)
Quand les géants s’allient pour panser Internet
Le 13/07/2008 à 18:01
Dans l’informatique comme ailleurs, la guerre économique est impitoyable et tous les coups ou presque sont permis. Sauf quand la sécurité du réseau, ce «bien public» de tous, est menacée. Première dans l’histoire d’Internet, les principaux géants du secteur (Microsoft, Sun, Cisco, Juniper) viennent de révéler comment ils ont uni leurs forces, pendant six mois, pour colmater un important «trou» de sécurité, dans lequel des méchants pirates risquaient de s’engouffrer. Une faille certes difficile à exploiter, mais qui menaçait la sécurité informatique des 1,4 milliard d’internautes que compte la planète, selon les experts.
Dans un scénario digne de Stieg Larsson, l’auteur de la trilogie Millenium, les grands d’Internet se sont réunis en cellule de crise et dans le plus grand secret, au siège américain de Microsoft, à Redmond. Ils y ont mis au point des patchs (programmes correctifs) autour de l’expert américain ès sécurité Dan Kaminsky, l’homme qui, par hasard, a découvert début 2008 cette faille sans précédent, susceptible de ruiner la confiance qu’entreprises et particuliers accordent à la nouvelle société de l’information.
Carte bancaire. Gravissime, la faille en question touche à l’un des fondements du réseau : les serveurs DNS (Système de noms de domaine), c’est-à-dire les machines qui permettent d’associer des adresses web à l’adresse IP (Protocole Internet) d’un ordinateur. Invisible pour le commun des internautes, cette brèche rendait possible une modification de cette correspondance indispensable à l’équilibre du réseau et permettait de rediriger une adresse web vers d’autres sites. Autrement dit, des escrocs risquaient d’envoyer des usagers tapant de vraies adresses, de banques par exemple, vers de faux sites, pour récupérer leurs numéros de carte bancaire. Devenu une des formes les plus répandues de la cybercriminalité, cette pratique dite du phishing (ou «hameçonnage») est en plein essor sur la Toile. Selon une étude récente parue dans le magazine américain Consumer Reports, 8 % des foyers connectés en auraient été victimes en 2007 outre-Atlantique, avec une perte moyenne de 200 dollars (127 euros) par foyer.
«Maturité». Si l’ampleur, inédite, de cette opération met en lumière la fragilité de l’ensemble de l’édifice Internet, elle est surtout, pour Bernard Ourghanlian, le «monsieur sécurité» de Microsoft France, le signe d’une «maturité» nouvelle du secteur. «L’époque où l’on pratiquait le marketing de la peur pour vendre ses produits en jouant sur les failles de la concurrence semble révolue», explique-t-il.
Avec BOSS, Yahoo veut exporter son moteur de recherche !
Le 13/07/2008 à 17:55
Alors qu'il n'est pas totalement à l'abri d'une nouvelle offensive de Microsoft, Yahoo cherche à renforcer son activité de liens sponsorisés. Il propose aux éditeurs de sites de créer gratuitement un moteur de recherche personnalisé à partir de sa technologie.
En version bêta, le service BOSS (Build Your Own Search Service) permet d'insérer sur un site web une barre de recherche ; il gère chaque requête en interrogeant le moteur de Yahoo et en affichant ensuite les résultats de la façon définie par les auteurs du site. Ces derniers peuvent paramétrer l'affichage en définissant un ordre ou en filtrant certains résultats, avec la possibilité de les combiner à leurs propres données.
L'intérêt pour Yahoo est de favoriser l'innovation dans le domaine de la recherche en ligne, et d'en récolter les fruits à moindre coût. Une initiative qui s'inscrit dans sa stratégie d'ouverture déjà illustrée avec le lancement de l'outil Search Monkey, qui propose aussi la personnalisation des affichages, mais dans une moindre mesure.
API gratuite contre liens sponsorisés
L'interface de programmation (API) de BOSS est utilisable gratuitement. En contrepartie, Yahoo demandera, mais pas avant quelques mois, l'intégration de liens sponsorisés aux auteurs de sites devenus populaires, explique Prabhakar Raghavan, stratège en chef de Yahoo Search. Il s'octroiera un pourcentage sur les revenus, encore non défini.
Un moyen de se renforcer face à Google, leader du secteur, avec lequel il a noué récemment un accord commercial destiné à augmenter ses revenus "search" et à repousser les assauts de Microsoft.
Avec BOSS, le portail cible aussi les entrepreneurs et les chercheurs universitaires qui planchent sur la recherche en ligne. Il dispose déjà de partenariats avec l'université de Stanford, le MIT (Massachusetts Institute of Technology) ou encore l'Indian Institute of Technology de Bombay.
AppStore : plus de développeurs
Le 13/07/2008 à 17:50
S’il y a une chose qui fonctionne encore à peu près bien chez Apple, c’est bien l’AppStore ! Le magasin d’applications disponible sur l’iTunes Store, l’iPod touch et l’iPhone (enfin, si tout va bien) est en effet une belle réussite, louée partout dans le monde, avec plus de 500 logiciels dont une bonne partie gratuits.
Cupertino a donc décidé d’ouvrir plus largement encore les portes de son échoppe et a envoyé un e-mail à de nombreux développeurs en souffrance : ceux-ci peuvent enfin téléverser et distribuer leurs applications sur l’AppStore ! C’est une excellente nouvelle pour la diversité des applications disponibles sur l’AppStore (et un très bon moyen pour faire sortir leur porte-feuille à des utilisateurs friands de nouveautés) !
Google marque un but à Lyon
Le 13/07/2008 à 17:47
Voilà, c’est fait et c’est même historique, mais oui : pour la première fois, une grande bibliothèque française rend accessible ses collections sur Google “recherche de livres”. La Bibliothèque municipale de Lyon vient en effet de signer le contrat. Avec ses 1 350 000 ouvrages patrimoniaux dans ses réserves, elle arrive juste après la BNF en importance, du moins en France. Pour l’instant, il est prévu que 500 000 d’entre eux soient accessibles en ligne, tous libres de droits d’auteur : rares éditions lyonnaises du XVIème siècle (Maurice Scève, Nostradamus), grands traités scientifiques dans l’édition principa de Newton annotée par Malebranche, récits de voyages du XIXème siècle… Elle devient ainsi la 29ème à rejoindre le projet lancé par Google et aussitôt appuyé par la prestigieuse Bodleian de l’université d’Oxford, suivie par les bibliothèques des universités de Madrid, Lausanne, Gand, Bavière ainsi que celles de Princeton, Harvard Columbia, Cornell, Stanford…
Le fait que Google s’en tienne cette fois aux seuls ouvrages relevant du domaine public, renonçant à son habitude de mettre auteurs et éditeurs contemporains au pied du mur sur le mode “qui ne dit mot consent”, témoigne de l’efficacité de leur pression tant en France qu’aux Etats-Unis. L’initiative lyonnaise sera certainement considérée comme une pierre dans le jardin d’Europeana, le projet européen de bibliothèque numérique. La polémique relative à cette immense campagne de numérisation du savoir du monde par Google sera-t-elle pour autant éteinte ? On saura bientôt si le précédent lyonnais est appelé à faire école en France.
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