Le quotidien en Algerie (jnsplu)
Un état islamique en Algérie.
Le 03/10/2008 à 13:16
Un état islamique en Algérie.
Est il possible d'établir un état islamique, au sens où certains l'entendent, en Algérie ? Un état qui considère que la législation lui échappe et qu'il ne fait que l'interpréter sans avoir l'exclusivité de cette interprétation?
La fonction essentielle d'un état au sens contemporain est de légiférer dans tous les domaines de la vie sociale, puis d'exécuter cette législation. Or, la législation en islam est en théorie totalement divine. Les sources du droit musulman, peuvent se subdiviser en sources "transmissibles" et sources "intellectuelles". Certains diront qu'il y a des sources principales et des sources accessoires, ce qui revient strictement à la même chose (à peu de choses près pour ne pas choquer les puristes, l'analogie fait partie des sources principales mais ne fait pas partie des sources transmissibles).
Les sources transmissibles, qui sont le Coran, la tradition du prophète et le consensus nécessitent une interprétation dans le cadre des secondes avant d'être appliquées sur le terrain de la pratique. Pour dire que le consensus fait partie des règles transmises, les oulémas se fondent sur un Hadith :" Ma communauté ne s'accorde pas sur l'égarement".
Certains courants ne voient pas dans le consensus (l'Idjmaâ) une source transmissible et considèrent qu'il s'agit d'une interprétation analogique qui peut supporter une remise en cause. Mais ils sont rares.
Donc, un parlement au sens moderne dans cette optique n'aurait pas de fonction législative, forcément, le peuple n'a pas de souveraineté à déléguer mais est totalement soumis à Dieu et à son prophète qui seuls détiennent la souveraineté.
Or les dispositions du coran et de la sunna nécessitent une interprétation, qui ne peut être effectuée que par les théologiens. De ce fait et indirectement, la souveraineté passe entre leurs mains dans la pratique et ils légifèrent au nom de ...Dieu et de son prophète.
D'autre part, il y a deux façons d'acquérir le pouvoir en islam, celle des kalifes bien guidés et celle du coup de force.
Aucun des Califes éclairés n'a cherché le pouvoir, au contraire, Abou Bakr et Omar se disputaient et chacun voulait que l'autre soit le calife, puis Abou Bakr une fois désigné et qu'on lui fit allégence essaya de démissionner mais il lui fut fait opposition sur sa démission et c'est lui lorsqu'il se sentait mourrir qui désigna Omar après consultation.
Sans les énumérer tous les quatre je dirais simplement qu'en tous cas la consultation à toujours eu lieu avant la nomination des califes éclairés et le serment d'allégence était la règle.
En outre ils consultaient avant de prendre les décisions importantes , permettaient à tous la critique de leurs actes publics et acceptaient volontiers de se remettre en cause, car ils avaient une peur bleue de commettre des erreurs. Il s'ensuit que durant leur Califat, la libre expression existait de même que toutes les autres libertés publiques sous reserve de repecter la loi, en l'occurence islamique, mais les interprétations étaient sincères et dénuées de mauvaise foi, en outre elles s'appliquaient à tous sans aucune exception, l'égalité étant la règle, quel que soit le rang de la personne.
Il faut cependant avoir présent à l'esprit que les fluctuations politiques étaient non seulement présentes mais extrêmes et que Omar de même que Othman et que Ali furent assassinés purement et simplement.
La deuxième façon, celle du coup de force, eu lieu juste après le décès d'Ali et les Banou Oumeyya prirent le pouvoir sans consultation, obtenant l'allégeance par la force et en interdisant toute critique de leurs actes.
C'est la prise en otage de la communauté musulmane qui dure jusqu'a l'heure actuelle. C'est l'ère ou les interprétations tendancieuses fleurirent et où on décida qu'un tyran vaut mieu que la fitna. Cependant, le calife Omar ibn Albdelaziz est rattaché par la communauté aux califes éclairés, mais c'est le seul.
Au final, ce qui retenait les califes éclairés c'était justement qu'ils étaient éclairés, leur connaissance de la religion et les certitudes qu'ils avaient et qui ne sont pas à la portée de tous les musulmans .
Le système de gouvernement qui a caractérisé leur époque est attaché à leur personne et il ne saurait servir de référence afin d'être reproduit. D'autant qu'il a produit certes la justice et l'équité, mais aussi leur assassinat qui rèvèle une instabilité politique certaine.
La deuxième façon de gouverner des musulmans qui est celle du coup de force n'est pas non plus souhaitable comme référence.
Rien dans le Coran ou la sunna, je crois mais peut être que je me trompe, n'indique dans les grandes lignes une forme particulière de gouvernement, une manière de gouverner bien précise à l'exception du fait de la consultation et de certains autres détails.
Or la consultation existe dans les systèmes modernes sous forme de suffrage universel. Il ne faut pas se cantonner au niveau d'une interprétation historique de la notion de choura mais lui donner une acception générale et je ne pense pas que c'est aller contre la loi divine. Beaucoup de théologiens ont retenu cette alternative.
L'ère est elle encore "au ahl al hall oual akd", ce système suppose une tutelle sur le peuple, exercée par les détenteurs du savoir religieux qui se déterminent sur un candidat à présenter au peuple. Or dans la cacophonie des avis religieux à l'heure actuelle, nul n'échappe à l'erreur, ni les doctes ni les moins doctes.
Certains ont dit qu'on pourrait concevoir un système de gouvernement moderne avec un ou des comités religieux, que consulteraient tout ceux qui sont détenteurs d'un poste de responsabilité au dela d'un certain niveau et en deça désigner dans chaque administration un agent de culte pour les avis religieux et le doter d'un pouvoir critique qu'il soumettrait aux instances supérieures. Mais n'est ce pas la un peu ce qui se passe en Algérie, mais sans résultat tangible ?
En ce qui me concerne, je suis partisan de ni état islamiste, ni laicité les deux ne conviennent pas à mon avis.
Le premier parceque sa mise en place et surtout son contrôle futur par le peuple est impossible car il concentre les pouvoirs entre peu de personnes, sinon une seule, et la laicité quant à elle est étrangère à nos moeurs.
Un état démocratique qui prend en compte la volonté de la majorité pour faire les grands choix, mais tout en tenant compte des impératifs de paix sociale qui impliquent le respect des minorités est je pense la meilleure alternative.
En tous cas il nous est demandé dans le Coran de réfléchir, réfléchissons donc, peut être qu'une idée germera un jour.
En attendant les autres s'organisent, produisent, avancent tandis que nous, nous nous gargarisons du passé. Est ce ce que nous demande notre religion ?
Assurément non !
Se vendre des biens publics, marché juteux.
Le 03/10/2008 à 13:15
Une entreprise de commercialisation de médicaments, en cours de démantèlement, permet de se faire une idée sur la manière dont sont basardées les sociétés publiques.
Il se dit au sein de cette société que l'agence Mustapha aurait été acquise par l'épouse du PDG , celle d'air de France aurait été acquise par un inspecteur du ministère de la santé, proche ami du Directeur général adjoint, une autre à Bouzaréah aurait été acquise par l'épouse de ce dernier et il y en a surement d'autres dont je n'ai pas entendu parler.
La vente de ces officines inclut les employés considérés comme esclaves alors que le contrat de travail est intuitue personnae et ne saurait permettre de transmettre les droits qu'il confère à d'autres. Ces ventes sont faites hors normes et les employés n'ont même pas été dédommagés au motif que leur contrat de travail à été transféré au nouveau propriétaire, pire dans certains cas, on ne leur a même pas remis de certificat de travail.
Si cette gabegie s'avère vraie, la gravité des faits serait telle qu'elle devraitt interdire la vente des officines de cet organisme car les officines vendues rapportent à l'état beaucoup plus que le prix de leur vente.
D'abord par le fait qu'elles emploient des citoyens Algériens, ensuite par l'impôt qui en résulte pour l'état et enfin par les bénéfices importants quand même qu'elles gènèrent et qui vont au trésor public en fin de compte.
Il est quand même étrange que des responsables d'un organisme qui signent son arrêt de mort au motif qu'il n'est pas rentable, s'approprient une partie de son patrimoine en le dépeçant.
Ou bien les agences qu'ils ont acquises sont rentables et ils ont menti en disant qu'il faut procéder à leur liquidation, ou ils ont acheté des agences qui ne risquent pas de produire de bénéfices et à ce moment, s'ils ne savent pas gérer leurs propres afffaires, comment peut on leur confier des biens publics à gérer.
Il est vrai qu'il y a la pression du FMI, dans l'engrenage duquel on nous a mis malgré l'opposition farouche de certains, mais quand même ! On ne doit pas agir contre soi même en encourageant des pratiques qui risquent de voir le jour à l'ombre des transactions qui découlent de la déstructuration de l'économie, l'ancrage de ces pratiques dans les habitudes déjà bien établi se consolide et rien ne pourra plus permettre au pays de se relever, c'est la mort assurée de l'Algérie.
Car en fait il ne s'agit pas de faits isolés mais d'une pratique généralisée et qui prend de plus en plus d'ampleur, l'impunité qui s'installe voudrait que tant que le capital reste en Algérie, qu'importe entre quelles mains il est, l'essentiel étant que demain il puisse servir la communauté nationale.
Mais cette théorie est boiteuse. Avez vous fait un tour au square port Said ou le change parrallèle sans goùt ni couleur fait par de véritables banquiers pirates vous permet de remplir aisément une valise en devises pour la faire évader et vous avec ?
Les rencontres fortuites.
Le 03/10/2008 à 13:13
Il y a des gens qu'on rencontre au hasard de la vie dans la réalité ou le virtuel et qui produisent sur nous une empreinte indélébile, tant leur personnalité (ou les systèmes qui la composent) est harmonieuse et s'affiche à nous de manière tellement claire que nous voyons à l'intérieur comme si nous regardions en nous mêmes.
Ces gens à la simplicité et à l'altruisme apparent, évident, ne demandent qu'à nous guider de la lumière qui les habite et l'aimantation qu'ils exercent sur nous se rèvèle dès le début intense et nous emplit de questionnements.
Ils ne sont pas nombreux, mais quand on les rencontre on le sent.
Ces gens là, on ne souhaite pas les perdre et pourtant il est rare que nous fassions l'effort de les retenir et de tisser avec eux des liens durables.
Paradoxalement notre peur incompréhensible de cette perception d'immixion soudaine dans notre vie avec cette intensité importante, nous fait reculer, nous fait rejeter celui qui n'est là pourtant que pour compenser chez nous un manque que nous n'avons pas pu combler ailleurs jusqu'ici.
Et c'est ce manque inconscient et qu'on n'avait jamais ressenti auparavant qui nous permet, lorsque la personne vient le remplir en tout ou en partie, de ressentir qu'elle est importante. Nous nous permettons parfois aussi des familiarités tant nous ressentons la personne proche de nous et cela peut parfois la blesser ou l'éloigner.
Dans certains groupes sociaux, la pression est tellement forte sur l'individu, par le communautarisme qu'elle impose, que devant des opportunités ou des occasions uniques, nous passons notre chemin et ce faisant nous ratons parfois des choix significatifs dans notre vie, que nous ne pourrons jamais rattraper, la perte est alors ressentie tout le long de la vie parfois.
La vie d'un être humain, du point de vue social, à mon sens, c'est surtout les échanges qu'il a avec ses semblables ou sinon, s'il n'est pas utile aux autres, il passe à côté.
J'attends des commentaires.
C'est quoi un terroriste ?
Le 03/10/2008 à 13:12
Le terroriste est d'abord un inconnu que les services de l'état n'ont pas réussi à identifier, qui agit dans la parfaite clandestinité et c'est là le premier critère.
Il y a le le terroriste qui terrorise les gens, en tuant ses victimes au hasard des rencontres pour installer la peur dans la société et il y a le terroriste qui cible ses victimes qui sont choisies en fonction de critères plus ou moins précis en évitant tout dommage collatéraux, et enfin il y a des terroristes de la seconde catégorie que les dommages collatéraux n'empêchent pas de dormir.
Donc au choix, trois façons d'être terroriste:
1- Tuer tout ce qui bouge sans distinction.
2- Cibler ses victimes avec le moins de dommages collatéraux possibles c'est à dire sans atteinte aux civils.
3-Cibler ses victimes sans préter attention aux dommages collatéraux possibles.
Le but étant clair:amener à la déstabilisation de la société et à la rupture du pouvoir en place. En clair, le but est politique.
L'utilisation d'une stratégie de dissimulation résulte du fait que les terroristes n'ont pas les mêmes moyens que ceux de l'état.
Ils harcèlent ses services en s'attaquant à la sécurité sociale et à la confiance des gens en l'état.
Ils ne veulent pas non plus ou ne peuvent pas utiliser les moyens pacifiques d'accès au pouvoir, car généralement c'est là le but de toute forme de terrorisme: accéder au pouvoir sans passer par les voies normales, utiliser un pouvoir de fait.
Les terroristes s'estiment plutôt victimes des pratiques de l'état qu'ils combattent et généralement estiment qu'ils n'ont pas d'autres moyens de lutte ou que les autres moyens de lutte sont inadéquats ou dépassés.
Souvent , les services de sécurité de l'état, dans leur lutte contre le terrorisme le renforcent indirectement en usant de moyens coercitifs contre la population, parceque les terroristes ne sont pas identifiés et qu'ils vivent généralement parmi cette population.
Les recherches effectuées par les services de sécurité les amènent devant la nécessité et la pression à utiliser des moyens musclés. Et une partie de la population devient de ce fait paradoxalement acquise au terrorisme .
Enfin si les terroristes finissent par gagner , deux choses peuvent survenir:
1- Où ils représentaient un courant majeur de la société et ils deviennent des héros.
2- Où le peuple les rejette et d'autres terroristes se mettent en devoir de les faire partir.
Entre les deux alternatives le pouvoir précédent peut avoir infiltré les premiers et les seconds et ce sera toujours lui qui assure sa présence autrement.
Et puis il y a le terrorisme international, lequel vise à faire admettre également des thèses politiques mais en utilisant la terreur comme moyen de se faire aider par les pays pris comme terrain d'action ou de faire cesser leur aide au pays d'origine du terroriste.
C'est ce qui fait la difficulté à s'accorder sur une définition du terrorisme au niveau du conseil de sécurité de l'ONU.
Y 'a il des bons et des mauvais terroristes ? Les bons terroristes seraient ceux qui veulent libérer leurs peuple de la tyrannie quelle qu'elle soit, tandisque les mauvais terroristes ne font que terroriser leur peuple ou surtout, d'autres peuples, parcequ'en fait, terroriser leur propre peuple, tout le monde s'en fout s'ils sont du sud mais s'attaquer aux pays riches n'est pas admis.
Encore et encore la cnas.
Le 03/10/2008 à 13:11
Décidément la cnas n'aime pas les malades et fait tout pour leur rendre la vie difficile.
Mais peut être qu'elle veut écourter de cette manière la vie de ceux qui ont des livrets de soins en les énervant au point de les faire succomber.
Ceux ci sont en effet dans un état de maladie chronique et en majorité retraités, donc d'un certain âge et les tracasseries que leur cause la cnas accèlèrent leur processus de vieillissement, j'allais dire de mise à mort.
La dernière trouvaille en effet est que la cnas n'ayant pu mettre la corporation des médecins à genoux, agit sur celle des dentistes en considérant que leurs ordonnances ne doivent pas bénéficier du tiers paiement par le biais du livret de soins, mais être payées au guichet de ses services.
C'est à dire de la pure bureaucratie, puisque'elle paie d'une façon ou d'une autre, sauf que là les prestataires vont être obligés après s'être déplacés auprès du pharmacien alors qu'ils sont malades, de se redéplacer encore dans leur état et faire une chaine interminable à la cnas.
Décider de pareille mesure en plein ramadhan c'est démontrer le peu de compassion qu'on a et le manque de sérieux des mesures qui sont prises sans raison valable.
Je ne comprends pas en effet où réside la différence de payer la prestation directement au pharmacien et le fait de la rembourser au malade, parce qu'en fait c'est de malades qu'il s'agit et souvent atteints de maladies graves puisqu'ils détiennent un carnet de soins avec tiers payant, en l'ocurence la cnas. Pourquoi donc les faire souffrir, quel est le but ?
J'ai beau tenter de comprendre à quoi amène cette pratique, je ne la comprends pas et la cnas ne fait rien dans le sens d'informer les malades qu'elle estime comme étant des parasites alors qu'il s'agit de l'inverse.
En effet, la cnas n'existe ou ne devrait exister que parce qu'il y a des travailleurs, qui ne sont pas tous malades heureusement, peut être 5 % d'entre eux le sont ils(?) mais ces travailleurs cotisent tous. Où va donc leur argent ? Il s'agit quand même d'une cotisation de 10 % rien que du côté travailleur, sans compter celle des employeurs.
Pour conclure, j'imagine que le mot circule, qu'un jour J de l'année, tous les affiliés de la cnas même ceux non détenterusde livrets, se rendent chez leur médecin en meme temps et se font délivrer une ordonnance, tous autant qu'ils sont, qu'ils se rendent en même temps chez le pharmacien pour acheter les médicaments et qu'ils se présentent en même temps aux guichets de la cnas pour se faire rembourser. Que fera la cnas ??? La facture sera salée !
Voulez vous qu'on fixe un jour et qu'on fasse circuler le mot ? Juste pour faire comprendre à ces gens que ce n'est pas comme ça qu'ils doivent gérer NOTRE argent et se comporter envers nous.
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