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(ririfleur)





L'île des sentiments

Le 06/01/2007 ? 00:47





L'île des sentiments



Il était une fois une île sur laquelle vivaient tous les sentiments et toutes les valeurs humaines : la Bonne humeur, la Tristesse, la Sagesse... ainsi que tous les autres, y compris l’Amour.

Un jour, on annonça que l’île allait être submergée. Alors tous préparèrent leurs embarcations et s’enfuirent. Seul l’Amour resta, attendant jusqu’au dernier moment. Quand l’île fut sur le point de disparaître, l’Amour décida de demander de l’aide.



La Richesse passa près de l’Amour dans un bateau luxueux et l’Amour lui dit :

"Richesse, peux-tu m’emmener ?"

"Je ne le peux pas car j’ai beaucoup d’or et d’argent dans mon bateau et il n’y a pas de place pour toi."



Alors l’Amour décida de demander à l’Orgueil qui passait dans un magnifique bateau :

"Orgueil, je t’en prie, emmène moi."

"Je ne peux pas t’emmener, Amour, tu pourrais détruire la perfection qui règne dans mon bateau."



Ensuite l’Amour demanda à la tristesse qui passait par là :

"Tristesse, je t’en prie, emmène moi."

"Oh Amour" répondit la Tristesse "je suis si triste que j’ai besoin de rester seule."



Ensuite la Bonne humeur passa devant l’Amour, mais elle était si heureuse qu’elle n’entendit pas qu’on l’appelait.



Soudain une voix dit :

"Viens, Amour, je t’emmène avec moi."

C’était un vieillard qui l’avait appelé. L’Amour était si heureux et si rempli de joie, qu’il en oublia de lui demander son nom. Arrivés sur la terre ferme, le vieillard s’en alla.



L’Amour se rendit compte combien il lui était redevable et demanda au Savoir :

"Savoir, peux tu me dire qui est celui qui m’a aidé ?"

"C’est le Temps" répondit le Savoir"



"Le Temps ?", demanda l’Amour, "Pourquoi le Temps m’aurait-t’il aidé ?"



Le Savoir plein de sagesse répondit :



"Parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l’Amour est important dans la vie".

Auteur inconnu

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Le bonheur

Le 06/01/2007 ? 00:39


Beaucoup de bonheur se perd...à le rechercher.



Un sage




 


 










Si tu ne trouves pas le bonheur,

c’est peut-être que tu le cherches ailleurs...

Ailleurs que dans tes souliers.

Ailleurs que dans ton foyer.





Selon toi, les autres sont plus heureux.

Mais, toi, tu ne vis pas chez eux.

Tu oublies que chacun a ses tracas.

Tu n’aimerais sûrement pas mieux leur cas.





Comment peux-tu aimer la vie

si ton coeur est plein d’envie,

si tu ne t’aimes pas,

si tu ne t’acceptes pas ?





Le plus grand obstacle au bonheur, sans doute,

c’est de rêver d’un bonheur trop grand.

Sache cueillir le bonheur au compte-gouttes :

ce sont de toutes petites qui font les océans.





Ne cherche pas le bonheur dans tes souvenirs.

Ne le cherche pas non plus dans l’avenir.

Cherche le bonheur dans le présent.

C’est là et là seulement qu’il t’attend.





Le bonheur, ce n’est pas un objet

que tu peux trouver quelque part hors de toi.

Le bonheur, ce n’est qu’un projet

qui part de toi et se réalise en toi.





Il n’existe pas de marchands de bonheur.

Il n’existe pas de machines à bonheur.

Il existe des gens qui croient au bonheur.

Ce sont ces gens qui font eux-mêmes leur bonheur.





Si, dans ton miroir, ta figure te déplaît,

à quoi te sert de briser ton reflet ?

Ce n’est pas ton miroir qu’il faut casser.

C’est toi qu’il faut changer !




Charles-Eugène PLOURDE, Une lumière sur mes pas, Trois-Rivières 2003



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Conjuguer le verbe aimer

Le 06/01/2007 ? 00:36

Conjuguer le verbe Aimer au présent et au passé



De mémoire à l’école, je l’avais déjà fait



J’avais reçu cette colle, Je n’avais pas aimé,



Que l’on me tire les cheveux, et pique mon goûter



Le temps a passé, pour grandir je l’avais oublié.







Le verbe c’est modifié, puis c’est mis à chanter



Mes vingt ans bien sonnés, se sont mis à l’aimer



De plus en plus présent à l’infinitif, que le passé



Petit rien du tout d’un émoi, l’Amour est un brasier



Un seul temps me suffit puisqu’il est au présent.



Au présent indicatif je l’ai été, ce que je croyais?



Quand il prend l’imparfait, impossible à corriger



Le temps d’un futur simple, la maîtresse vous puni,



Pour conjuguer son verbe, sans pitié passé simple



Bafoue le verbe Aimer, et les années du passé composé



Pour tout analyser, le verbe être m’a fallu rajouter



Puis le verbe souffrir, pour que tout soit complet



Et là, d’un seul trait, mon devoir fût parfait.



J’avais conjugué à tout les temps le verbe Aimer



Lui accorder en nombre le verbe ! Pauvre sujet !



D’un passé conditionnel non mentionné !







De ma belle écriture, ma main gantée de blanc,



Sur un petit livret, que l’on m’avait donné



Avant de le signer, j’aurai du ajouter,



A partir de ce jour :



Si ! Tu prépare toi à



C’est peut Être pour Demain.



Que tu vas conjuguer !.


 

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Le bonheur de rendre heureux

Le 06/01/2007 ? 00:34



 


 




Deux hommes, tout deux sérieusement malades, occupaient la même chambre d'hôpital. Un des deux hommes pouvait s'asseoir sur son lit pendant une heure chaque après-midi, afin d'évacuer les fluides de ses poumons. Son lit était placé à côté de la seule fenêtre de la chambre. L'autre homme était obligé de passer ses journées couché sur le dos. Ils parlaient ensemble pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, de leur maison, de leur emploi, de leurs vacances… Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, il passait son temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il pouvait voir au-dehors. Pour celui qui était dans l'autre lit, c'était comme si son monde s'élargissait et s'égayait de toutes les activités et couleurs du monde extérieur. De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l'eau tandis que les enfants faisaient naviguer leurs bateaux. De jeunes amoureux marchaient bras dessus bras dessous parmi les fleurs, de chaque couleur de l'arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et la ville pouvait être aperçue plus loin. Pendant que l'homme près de la fenêtre décrivait tout ceci dans les moindres détails, l'homme de l'autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait les scènes. Les jours et les semaines passèrent…

Un matin, l'infirmière de jour entra pour apporter l'eau pour leurs bains et trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre, qui était mort paisiblement pendant son sommeil. Elle était attristée et appela les préposés pour prendre le corps. Dès qu'il sentit que le temps était approprié, l'autre homme demanda s'il pouvait être placé à son tour à côté de la fenêtre. L'infirmière était heureuse de le transférer et après s'être assurée qu'il était installé confortablement, elle le laissa seul. Lentement, péniblement, il se monta vers le haut sur un coude pour jeter son premier coup d'œil dehors. Enfin il aurait la joie de découvrir tout cela de lui-même. Il s'étira pour se tourner lentement vers la fenêtre. Mais tout ce que son œil vit, ce fut un long mur gris. Interloqué, il demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé avait décrit de si merveilleuses choses. Celle-ci lui répondit : "Oh, il était aveugle, il n'a même pas pu voir le mur." Et elle ajouta : "Sans doute a-t-il simplement voulu vous encourager"…





Epilogue...

Il y a un bonheur énorme à rendre les autres heureux, en dépit de nos propres situations. La peine partagée est la moitié de la douleur, mais le bonheur une fois partagé, lui, est doublé…



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L'art de vieillir

Le 06/01/2007 ? 00:31

 



Vieillir, se l'avouer à soi même et le dire

tout haut, non pas pour voir protester les amis,

mais pour y conformer ses goûts et s'interdire

ce que la veille encore on se croyait permis.

Avec sincérité, dès que l'aube se lève,

se bien persuader qu'on est plus vieux d'un jour ;

à chaque cheveu blanc, se séparer d'un rêve

et lui dire tout bas un adieu sans retour.



Aux appétits grossiers, imposer d'âpres jeunes,

et nourrir son esprit d'un solide savoir,

devenir bon, devenir doux, aimer les fleurs,

aimer les jeunes, comme on aime l'espoir.



Se résigner à vivre un peu sur le rivage,

tandis qu'ils vogueront sur les flots hasardeux,

craindre d'être importun sans devenir sauvage,

se laisser ignorer tout en restant près d'eux.



Vaquer sans bruit aux soins que tout départ réclame,

prier et faire un peu de bien autour de soi,

sans négliger son corps, parer surtout son âme,

chauffant l'un aux tisons, l'autre à l'antique Foi.

Puis un beau soir, discrètement, souffler la flamme

de sa lampe et mourir parce que c'est la loi.




Jean Fabié






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